Accueil Date de création : 17/08/07 Dernière mise à jour : 30/11/11 06:42 / 148 articles publiés

Vendredi 29 Octobre 2010  posté le vendredi 29 octobre 2010 13:48

Blog de f-aime-r :A qui voudra bien comprendre, Vendredi 29 Octobre 2010


J'ai sous les yeux un cas concret dans le thème du diagnostique en psychologie. On nous présente quelqu'un, qui à partir du stimulus "ennui, frustration (due au manque, mais aussi à plusieurs autres facteurs), solitude" et qui, dans sa "manière de vivre" ne mange rien, va avoir un übermässigem Nahrungskonsum, une consommation de nourriture démesurée. Les conséquences vont être d'une part positives, mais aussi négatives : sentiment de bien-être, joie, mais aussi cela va supprimer cet état de manque, et l'ennui. Mais ces derniers points vont devenir défauts car très éphémères, ils reviennent plutôt vite et reproduisent les stimulus qui ont provoqué cette réaction, et donc le problème de comportement va être une injestion de nourriture abusive, qui augmentera avec le temps.


On fait notre cours comme cela, on classe, on parle de "stimulus" et de "réaction", en passant par la personnalité de la personne qui peut se baser sur trois points: emotionalität, hoffentlichkeit et introversion. Quelqu'un qui sera instable émotionellement et introverti développera plus facilement une dépression (Major Depression), et si il est plutot extraverti mais instable, il aura plus facilement des comportements violents. Voici comme on nous voit. Bien sûr, je ne suis qu'en première année, bien sûr, ce cours est en allemand.


J'avais envie d'écrire, mais Cerveau est déjà vide, ou plutôt trop plein de ces livres. Mon estomac ne sait pas et mes jambes veulent courir. Mon coeur lui, est trop rancunier. Mais je rêve de ne pas avoir à utilser "trop", et de juste pourvoir dire qu'il réclame justice. Il réclame qu'on arrête de croire que tout est pardonné parce qu'il s'est fait baillonné, il réclame qu'on ne lui pique pas ce qu'il a pris long à inventer, il réclame qu'on respecte un peu sa dignité.


Peut-être, au lieu d'en vouloir à la terre entière, il ferait mieux de prendre exemple sur le cerveau, lui au moins est sage, s'en fiche et travaille. Bien mais pas assez, car les jambes réclament quelques pas de course alors que les poumons ne suivent pas: le porte-monnaie a décidé de lui supprimer les vivres, mais ça n'a pas marché: ils ont décidés de se faire plaisir avec un truc que l'estomac ne supporte pas. Enfait, personne ne s'entend chez moi.

Injustice intérieure créant injustice extérieure. Le monde contre moi, moi toute seule contre le monde. Fantaisie belle et bien créée, mais manque de fantaisie reprochée. "Tu me manques" bafoué, mais "Tu me manques" inavoué. N'a-t-on pas le droit de dire "tu me manques" à une personne présente, mais attentionnellement absente? On me l'a dit pour une présence absente mais une attention présente. Pour quelqu'un qui a essayé bien trop souvent une absence présente pour obtenir une attention omniprésente, une absence comme celle que je vis est bien trop souvent présente. "A savoir si on trace un point un trait dans notre espace", si l'on veut d'une vie continue ou une vie en pointiés, s'il on se prend pour un trait imposant ou un point insignifiant. Ou plutôt, si l'on veut la longue et élégante finesse d'un trait au lieu de la rondeur boudinée d'un point. Ou peut-être encore la présence sans terme d'un trait infini plutôt qu'une éphémérité légère d'un point dans le temps.


En psychologie, en général les traits nous montrent une amélioration, régression ou une stabilité. Les points, eux, sont uniquement des résultats. Ils ne sont dépendants de personne d'autres, et ils ne sont pas là pour être comparés mais alors restent quasi invisibles car ne signifient rien.. C'est les traits qui leur piquent la vedette puisqu'ils écrasent ces indépendants résultats pour en créer une continuité artificielle. Ils arrivent, imposent leur inclinaison et leur signification comme pour être sûr qu'on ne les oublie pas, comme si ces points isolés ne servaient à rien.

Je suis un point qui voudrait devenir un trait.


Il y a un gamin qui joue à la balle sur la route une fois par semaine. Alors qu'il y a un parc à 300 mètres.


Il y a un vieux juif qui va toujours s'accroupir vers la fontaine pour fumer.


Il y a ce foutu tabac à pipe qui me fait vomir.


Il y a la Klinische Psychologie qui.. trop compliqué.


Il y a ce blog qui était plus populaire quand je décrivais deux fois par jours mes repas, ou plutot mes "non repas".


Il y a ce blog sur lequel je n'avais pas écrit depuis longtemps.



Ah, enfait, la photo ne vient pas de moi cete fois-ci.

 

lien permanent

Dimanche 4 avril 2010  posté le dimanche 04 avril 2010 22:50

On m'a dit que les experts qui corrigent notre bac n'aiment pas les lamentations dans les évocations. Alors ceci ne sera pas une évoc'. A nouveau de putain de même sentiment d'être comme Cendrillon, sauf que mon prince n'a pas cherché à retrouver à qui appartenait la chaussure. Alors j'attends chez moi et je continue à me taire et à nettoyer le sol. Me sens triste et seule. Pourtant je n'ai aucune raison: sex sur le lavabo de mon ex, et la bouteille qui me fait sourir. Envie de lâcher l'éponge. Mais vraiment. Pourtant je ne vais pas le faire, jamais je ne l'aurai fait. Pas le droit. Pas les raisons. Je n'ai que le droit de mouiller l'éponge, mais après il faut que je la garde dans mes mains. Demain tout changera. Je pensais être heureuse de mon nouvel avenir, mais enfait, j'en pleure. C'est bizard, je ne pense pas que ce n'est qu'à cause de l'allemand. J'aurais voulu qu'on sourri pour moi, qu'on sourri se disant que c'est une énorme aventure pour moi, finalement qu'on me rassure me racontant que je ne fais pas une connerie, et que j'ai aucune raison valable pour louper mon bac. Enfait, non. La seule chose qu'elle m'autorise à faire, c'est à me taire. Tant pis. Alors j'ai peur, maintenant j'ai peur. Envie de lâcher l'éponge, rendre page blanche. Ca évitera le risque de lamentations à l'évoc'.

 

Mais peur de demander quelque chose.

 

 

lien permanent

Mardi 23 février 2010  posté le mardi 23 février 2010 22:09

"She's our Sleeping Beauty, Waiting for her prince. Do you want the spliff?"

He was mine.. and was waiting for a princess.. But I was not.. I'm drunk.. I'm this fucking princess, who wants to sleep forever ever ever..

lien permanent

Jeudi 18 février 2010  posté le jeudi 18 février 2010 22:06

C'est une sensation étrange que de passer tous les jours à côté du même déchet et de le voir se décomposer au fil du temps. C'est surtout le fait de se dire "Mais pourquoi personne ne le ramasse?" Comme si l'on pouvait nettoyer le monde entier. C'est fou, si on remet toujours aux autres ce que l'on pourrait faire soi-même, on nous fait comprendre qu'on est un con, mais si on décide d'agir enfin en faveur de ce monde, on est alors concidéré comme dérisoirement utopique. Quoiqu'il en soit, lorsque je vois ce bout de carton qui était auparavant une cigarette géante (allez savoir pourquoi..), je vois le temps qui passe. On voit ce qui change et ce qui n'a malheureusement jamais bougé, on dit ces phrases prononcées toutes les années Moi, quand j'étais gamin, je regardais ceci, et lisais ça. Regardez eux! Ils se pourrissent le cerveau avec ces imbécilités  L'homme évolue, il semble. Parfois. Qu'est-ce qu'on pensera de nous plus tard ? Qu'est-ce que nous penserons de nous-mêmes plus tard ?

Lis Sénèque dirait Serge dans le livre de Yasmina Reza. Mais bordel, je lis Sénèque, et je vois qu'il affirme (...) tu l'es devenu [suffisamment décidé] beaucoup plus après avoir été aux prises avec elle [la fortune, le hasard, la malchance] et avoir éprouvé tes forces. Celles-ci ne peuvent donner une réelle confiance en soi que lorsque de nombreuses difficultés sont apparues de côté et d'autre (...) souvent déjà la fortune [la malchace] a pesé sur toi et pourtant, loin de te rendre, tu t'es dégagé d'un bond et tu t'es redressé plus vif ; elle ajoute, en effet, beaucoup à elle-même, la vertu qui a été attaquée. Pour enfin arriver à sa théorie du ne sois pas malheureux à l'avance, alors que ces maux dont l'imminence t'a épouvanté n'arriveront peut-être jamais du moins ne sont pas (encore) arrivés. (...) Je ne sais comment, les causes vaines troublent davantage ; les vraies, en effet, possèdent leur mesure : tout ce qui procède de l'incertain est livré à la conjecture et à l'arbitraire d'une âme épouvantée. Belles idées, mais comment voulez-vous ne pas paniquer alors qu'on apprend que la soeur au copain de la soeur à un ami (haha..) est morte lundi parce qu'elle a glissé sur une plaque de glace. Comment veut-il qu'on soit en paix et que notre âme reste reposée lorsque l'on sait que l'on peut perdre un être cher à tout moment, que l'on voit ce schéma arriver à un certain nombre de personne autours de nous, mais surtout que l'on ne s'en est pas redressé plus vif , mais au contraire, que cela nous a bien entammé. Je suis sûre que Sénèque me répondrait de ne pas me faire des idées sur des choses qui ne sont pas arrivées. Trop facile à dire.

Pour moderniser Sénèque, De Bottom s'est amusé à créer le dictionnaire sénéquien de la frustrationle en affirmant que le monde se conforme rarement à nos désirs et qu'il faut préparer pour nos désirs l'impact le plus doux possible sur le mur inébranlable de la réalité. et que Pour Sénèque, la colère résulte d'idées dangereusement optimistes sur le monde et les autres (...) Nos plus grandes fureurs sont provoquées par des événements qui bafouent ce que nous jugeons être les règles élémentaires de l'existence. [nous pensons vivre dans un monde où les clefs DOIVENT être trouvées tout de suite dans notre sac, que c'est écrit dans le contrat de la vie] Et pour finir, Nous cesserons d'être si mécontents quand nous cesserons de trop attendre des autres et du monde. Jl'aime bien Bottom, bon il a aussi parler du fait que c'est pas grave si on a pas la pire barraque avec les voitures de sports devant, parce qu'on peut connaître l'amour et l'amitié, et c'est marrant de lire ça de la plume d'un millionnaire..

Bon, pause philosophie. J'ai écouté du Albeniz et du Fauré aujourd'hui et c'est fou ce qu'ils savent bien composer, en plus avec mes CDs je suis tombée sur des interprètes incroyables. Je joue déjà du Albeniz mais j'aimerais faire du Fauré, malheureusement parraît-il que c'est trop dur pour l'instant. Rien à faire, quand j'aurai fini mon examen de piano, je le déchiffrerai! Et puis, j'ai commencé à me plaire dans le rôle de la fille gentille et souriante. Franchement, je suis tombée amoureuse du sourire des gens, ça fait tellement de bien. Je passerai volontier mes journées à ça. Alors, pour refaire le lien avec le début du texte ; Cela peut être ma fois dérisoire, mais moi ça me rend heureuse et ça fait des gens contents l'espace d'une minute.Tout benef' Enfin, je vous laisse sur une touche de Fauré.

lien permanent

Mercredi 2 décembre 2009  posté le mercredi 02 décembre 2009 23:31

Blog de f-aime-r :A qui voudra bien comprendre, Mercredi 2 décembre 2009

Je me baladai dans une forêt à deux pas de chez moi, comme chaque dimanche après-midi, histoire d’être fraîche pour recommencer le travail le lundi matin. Sous le soleil d’été, les feuilles avaient eu le temps de bien rougir, c’est pourquoi cet automne elles purent tant craquer sous mes pieds. Il ne faisait pas encore trop froid mais les rayons ne tardèrent pas à pousser leur dernier soupir pour aller se reposer derrière les montagnes de la Brévine. Les oiseaux commencèrent à se taire, les écureuils se cachèrent et moi, je continuai ma marche.

Je voulu m’asseoir sur un des bancs longeant la forêt pour savourer une cigarette parmi l’oxygène frais émanant des arbres, mais mon regard s’arrêta sur le banc d’à côté où une femme semblait peiner à allumer, elle aussi, une cigarette. Je m’approchai alors pour la secourir de ce fléau que sont les briquets vides. Mais mon pas devint de plus en plus hésitants à mesure que je distinguai mieux ses joues qui semblaient baignées de larmes. Je voulu reculer, mais ces feuilles que, cinq minutes avant, je trouvais magnifiques, se mutèrent, en une seconde, en l’abomination qui me fit remarquer. Alors les yeux gris de cette femme se fixèrent sur moi, je me sentis bien obligée de finir ce que j’avais commencé.

Je m’approchai donc d’elle avec un briquet dans ma main, tendue au plus loin de moi, pour éviter à mes yeux d’être confrontés de si près à des semblables noyés dans le chagrin. Sans dire un mot, elle prit mon présent, alluma sa cigarette et me le rendit avec une telle lenteur que mon malaise s’en senti multiplié. Il me fallu du temps pour m’apercevoir de l’âge avancée de cette femme. Ce n’est d’ailleurs qu’uniquement au moment de la transaction, quand je sentis sa peau, lasse et fatiguée, surtout comparée à la mienne, encore fraîche et jeune. De plus, en regardant de plus près, elle paraissait incroyablement fine, si fine qu’une aiguille de sapin la transpercerait. En effet, mes yeux ne s’étant pas trouver un autre point d’atterrissage, s’étaient alors arrêtés sur ses mains, d’où une ribambelle de veines mimaient des  cours d’eau se jetant dans un même fleuve.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à les contempler, mais j’imagine longtemps, car elle me réveilla subitement en me proposant de m’asseoir. Je fus étonnée, non pas par sa phrase, mais par sa voix, qui contrairement à ses yeux gris froids plein de larmes, sonnait chaleureuse et enjouée. Mon malaise dut se faire sentir car elle ne me fit aucune remarque quand elle constata que ma position restait inchangée, seuls mes yeux, pris d’une curiosité naturelle, se fixèrent enfin dans les siens.

Peut-être pleurait-elle de joie. Je n’en sus rien, car quand je fis mine de partir, bafouillant quelques excuses au sujet du travail, elle ne me dit qu’une phrase, « c’est dommage, la bergeronnette printanière est partie depuis trois jours maintenant, il faudrait profiter des hirondelles qui sont encore là ce mois-ci. », et c’est sur cette dernière phrase que je rentrai chez moi.

lien permanent
|
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à f-aime-r

Vous devez être connecté pour ajouter f-aime-r à vos amis

 
Créer un blog